Le tueur silencieux des tracker a effet de levier

Voici le Russell 1000 Financial et deux trackers avec un effet de levier x 3, le FAZ pour profiter d’une baisse éventuelle et le FAS pour tirer profit d’une possible hausse. Le rendement sur deux ans est éloquent, il ne faut pas garder trop longtemps ce genre de produit, -59% pour le tracker bear et -45% pour le bull alors que dans le même temps, l’indice de référence fait du -5.7% sur http://courtiersforex.com/etx_capital.html la même période. En théorie, le FAZ aurait du être positif de 16%.

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Le beta slippage dépend de la volatilité et de la perf de l’indice. C’est un effet de bord inhérent au fait que le tracker conserve un levier (quasi-) constant. Le levier étant plus élevé, le slipagge sera plus élevé si la volatilité sur l’indice est importante. Comprendre le beta-slippage, c’est simple, tout aussi simple en fait que de comprendre qu’une action qui perd 50% sur une journée doit gagner 100% le lendemain pour retrouver son cours d’origine. Vous avez bien évidement le même problème sur l’illustre BX4. La conclusion à retenir http://www.sicavpatrimoine.com/ : pas de levier si forte volatilité. Et bien sûr jamais de long terme.

Diversifier son portefeuille avec des MP, une fausse bonne idée

Saviez-vous https://www.facebook.com/pages/Olivier-Goarnissat/1588071394762185 que, depuis 2005, l’indice des matières premières le CRB est maintenant appelée le «Thomson Reuters/Jefferies CRB Index ». Le poids du pétrole est passé de 5.9% à 36%. Son influence sur le comportement de l’indice est devenue prépondérante alors qu’auparavant, toutes les matières premières étaient représentées à poids égal dans le CRB.

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Ce changement peut très bien s’expliquer par la place prépondérante du pétrole et de ses dérivés dans la vie quotidienne d’un consommateur. De plus, le consommateur est particulièrement sensible au prix du carburant à la pompe et a tendance à rapprocher l’inflation des prix dans la vie courante à celle qu’il subit à chaque passage à la pompe. Il perçoit beaucoup plus directement cette inflation que celle du jus d’orange ou du cuivre, au quotidien.
J’en appelle à votre mémoire : en 2008 la majorité des gestionnaires conseillaient, dans un souci de diversification, de se positionner sur des matières premières laissant sous entendre que de la sorte même si le marché action chutait, les commodités serviraient de valeurs refuges d’où une diminution du risque.
Le problème avec cette idée, hier et aujourd’hui, c’est qu’un portefeuille diversifié devrait investir dans des actifs non corrélés. (Principe des vases communiquant).
La vérité est que les prix des produits de base sont très étroitement corrélés, (proche de 1) avec les mouvements de la bourse. Donc, si on investit dans un panier des prix des produits de base pour obtenir un atout non corrélé, on fait une grosse erreur.

 

L’économie sous le regard du Bull

La saga grecque se termine avec l’inauguration d’un nouveau gouvernement de coalition qui va ratifier rapidement le plan de sauvetage EU. Le Sénat approuve les réformes économiques, l’Italie vient d’éjecter Berlusconi pour ramener la confiance sur les marchés. Les rendements italiens viennent de s’effondrer à 6,4-6,5 % et bien loin de la zone de danger des 7 %. Lentement mais sûrement les vents de tempête qui soufflaient sur l’économie mondiale s’affaiblissent, ce qui est bon pour les actions. Avec la contagion de la zone euro, finalement pour l’heure plus ou moins contenue, nous aurons un ralentissement de l’économie mondiale, mais cela devrait rester gérable.
L’inflation chinoise est dans une tendance nouvellement baissière et prépare le terrain pour un allègement supplémentaire de fonctionnaires. Les prix à la consommation (CPI) viennent de tomber à 5.5% alors qu’au mois d’août, ils se situaient encore à 6.2% Il n’y a aucun signe d’un atterrissage brutal (hard landing) .
Octobre montre une nette amélioration dans la fabrication selon l’Association des chemins de fer américains. Le CEO d’UPS Kurt Kuehn affirme que les prochains mois resteront solides. Le dernier rapport de l’Université du Michigan indique que la confiance revient chez les consommateurs. L’indicateur vient de bondir à 64.2 contre 60.9 en octobre. Un nouvel élan dans les dépenses de consommation a conduit à l’augmentation de la demande de réapprovisionnement des stocks. Enfin, les exportations atteignent un niveau record en septembre.

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L’économie américaine est résistante à la récession en Europe. Les bénéfices estimés pour le 4ème trimestre du SP500 sont de 94.77$, ce qui éclipse l’ancien record de 2007 qui était à 91.47$. Les spécialistes prédisent même que cet « Operating earning » montera à 112$ en 2012, qui selon eux, sera une année record pour les bénéfices des entreprises US.
Selon le très bon Doug Kass ce serait même le bon moment d’acheter pour le long terme en raison des bons fondamentaux des évaluations, des facteurs de sentiment. Les problèmes du monde entier sont évidemment reconnus et ont été évalués. En outre, les dirigeants feront tout pour éviter un résultat qui mettrait la reprise mondiale en péril. De plus, les événements en Europe n’affectent pas la rémunération ou la croissance des flux de trésorerie des entreprises US. Le marché évolue pour le moment uniquement sur un mode sentiment / psychologie, pas sur des principes fondamentaux. L’économie américaine a prouvé jusqu’à présent qu’elle résiste à un ralentissement de la zone euro. Un Santa Claus rally (hausse de fin d’année n’est pas à exclure).

 

Not a bubble !

Tout récemment, Marc Faber, le Docteur doom, prétendait que la Fed (banque fédéral américaine) serait obligée de laisser ses taux proches de zéro, même après 2013, et donc l’environnement serait encore porteur pour la patente dorée qui adore cette configuration. En lisant ce tableau, vous apprendrez que l’or se situe pour le moment à 13% de sa MM 200 jours. Pour certains, le roi des métaux est dans une bulle, c’est peut-être oublier que lors de sa dernière poussée de fièvre bullesque, l’or était fin des années 70 parvenu à se détacher de sa MM 200, avec un écart avec celle-ci de plus de 130% ! (c’est bien 130% qu’il faut lire et non pas 30%) c’est dire si le roi des métaux est encore bien loin de former une bulle.

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La question est aujourd’hui de savoir ce qu’il faut faire avec son exposition sur le métal jaune et sur les mines d’or. Donc, ne perdez pas de vue que le principal argument pour rester optimiste est le niveau des taux réels, qui reste négatif dans de nombreux pays occidentaux. Comme l’or en tant que tel ne paie pas de rendements (dividende ou intérêts), il sera toujours recherché lorsque les taux réels sont très faibles.
Il est possible de fixer comme règle que si les taux réels américains sont inférieurs à 2%, l’or est en bonne position pour monter, et qu’inversement il faudra se montrer prudent s’ils repassent au-dessus de ce niveau.
Il faudrait donc, dans les conditions actuelles, que la Réserve fédérale américaine (Fed) fasse grimper son taux directeur au-dessus de 4% pour que le taux réel repasse au-dessus de 2% (en tenant compte d’un taux d’inflation de 2%).
Or la Fed s’est justement engagée à maintenir ses taux à des niveaux très bas pour continuer à stimuler la croissance américaine ».
Le passage à vide n’est donc que temporaire et le métal jaune devrait en toute logique reprendre sa marche en avant dans les mois qui viennent.

Un tracker pour diminuer la volatilité de votre portefeuille

Voici un tracker à découvrir et à suivre : https://twitter.com/GeoffreyJossel. Il est encore trop nouveau pour se faire une véritable idée de ce qu’il vaut vraiment mais ses débuts sont plus que prometteurs. Il parvient à faire mieux que son indice de référence, le SP500, et rien que pour cela je crois que c’est une bonne chose de s’attarder sur lui.

Ce tracker vise surtout les titres du SP 500 qui évoluent avec une faible volatilité sur un an (ce qui est parfait pour réduire la volatilité d’un portefeuille mais aussi les titres à haut Béta.
Le coefficient béta mesure en fait la sensibilité d’un portefeuille ou d’une action à un indice. C’est tout l’enjeu du coefficient Béta : il s’agit ni plus ni moins de déterminer son exposition face au risque.
Composition du SPLV